Archive de l’étiquette INSEE

Série 1 #MesAstucesCréa n°9 : GIRL POWER : Les femmes et l’entrepreneuriat 👩‍💻💪💃

Temps de lecture : 4 minutes


Les femmes entrepreneuses

« Quatre créateurs d’entreprises individuelles sur dix sont des femmes. En 2019, les femmes ont créé 40 % des entreprises individuelles. Cette proportion est quasi stable depuis 2015, alors qu’elle augmentait progressivement depuis 30 ans (29 % en 1987 et 33 % en 2000). Elle est quasiment identique pour les créations d’entreprises individuelles classiques et pour les immatriculations sous le régime du micro-entrepreneur. Comme les années précédentes, la part des hommes est la plus élevée dans la construction (98 %), les transports et l’entreposage (93 %) ainsi que l’information et la communication (75 %). À l’opposé, les femmes sont majoritaires dans la santé humaine et l’action sociale (75 %), les autres services aux ménages (72 %), l’industrie (55 %) et l’enseignement (52 %). » Insee « Les créations d’entreprises en 2019 »  28/01/2020.

Focus IDF. « Près de 30 % des créations de 2019 (244 000) sont localisées en Île-de-France. Une entreprise sur quatre créée par une femme en Île-de-France appartient au secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques (activités juridiques, conseils aux entreprises…), contre une sur cinq chez les hommes. Globalement, ce secteur d’activité prédomine parmi les nouvelles entreprises créées par des Franciliennes, alors qu’en province moins de 11 % des nouvelles entreprises en font partie.

Le commerce est le deuxième secteur de prédilection des femmes entrepreneuses : il représente 16 % des entreprises nouvelles contre 21 % pour les hommes. En province, avec 11 % des entreprises nouvelles, ce secteur attire moins, mais autant les hommes que les femmes. Les créatrices d’entreprises franciliennes sont plus jeunes et diplômées que les hommes.» Insee « Les entreprises créées par des femmes en Île-de-France. » 26/03/2020

Les femmes dirigeantes

« Mais si les femmes sont moins nombreuses à entreprendre, ce baromètre démontre que les TPE dirigées par des femmes font moins faillite. En effet, 54,3% des TPE féminines présentaient un risque faible ou très faible d’entrer en défaillance alors que celles dirigées par des hommes ne représentaient que 50%. En 2018, seulement 3,1% des TPE avec une femme à leur tête sont entrées en défaillance, contre 5% côté masculin. » Challenges  30/01/2020

Les femmes à connaître

Les 20 femmes à suivre en 2020, classement réalisé par StartHer (association inclusive, qui soutient les femmes dans la tech et l’entrepreneuriat, fondé en 2010 par Roxanne Varza et Mounia Rhka).  Je vous en ai sélectionné cinq, je vous laisse découvrir les quinze autres.  

Lucie Basch, fondatrice de Too Good To Go

« L’application anti-gaspillage lancée en 2016 qui permet à chacun d’acheter à bas prix les invendus des restaurants, épiceries, ou encore boulangeries et enseignes de restauration. À sa tête : Lucie Basch, responsable notamment de l’expansion de l’entreprise (qui compte aujourd’hui 5 millions d’utilisateurs) dans 13 pays différents. »

Charlotte de Vilmorin, cofondatrice de Wheeliz

« Tétraplégique de naissance, Charlotte de Vilmorin a débuté en tant que blogueuse, en partageant des histoires de sa vie en fauteuil roulant sur son blog Wheelcome. En 2015, elle se lance dans l’entrepreneuriat en créant Wheeliz, une plateforme collaborative de location de voitures aménagées pour les personnes en fauteuil roulant. La « plateforme revendique aujourd’hui près de 10 000 utilisateurs. »

Stéphanie Leplus, Chief Data Officer chez LeBonCoin

« Sélectionnée pour être l’une « des rares femmes chefs des services informatiques » en activité, Stéphanie LePlus est aujourd’hui Chief Data Officer de LeBonCoin, où elle gère une équipe de 40 personnes. »

Laure Némée, CTO de Mangopay et Leetchi Group

« « Nous avons souligné Celine Lazorthes (fondatrice de Leetchi) dans notre première liste en 2014. Nous pensons qu’il est temps de souligner également l’immense contribution de Laure et nous pensons qu’elle inspirera de nombreuses autres femmes CTO à venir », explique StartHer dans son classement 2020. Laure est devenue CTO du Groupe Leetchi en 2010, alors même que Leetchi ne comptait que 5 salariés. Aujourd’hui, l’entreprise se classe parmi les sociétés fintech les plus connues de France. »

Maeliza Seymour, fondatrice de CodistAI

« Une femme développeuse, à la tête d’une startup dédiée à l’accompagnement des développeurs ! Maeliza a en effet fondé CodistAI, une plateforme qui aide les développeurs à explorer et à naviguer dans le code source. »

Citation du jour

J’ai choisi trois citations de femmes que j’admire par leur détermination, leur envie de se dépasser et d’aller toujours de l’avant. Ma mère d’une résilience hors pair, qui a connu tellement d’épreuve dans sa vie, nous a toujours inculqué de toujours avancer quoiqu’il arrive. Simone Veil, qui a choisi de vivre et d’entreprendre sa vie comme elle le souhaitait et cela, dès l’âge de 17 ans. Jessica Alba, connue pour ses films, est une business woman incroyable, je vous invite à lire cet article, pour la découvrir. J’adhère totalement à son business modèle, qui repose sur des valeurs simples et efficaces.

Il faut avoir la foi et avancer.

Ilana’s mum 

Les erreurs ne se regrettent pas, elles s’assument ! La peur ne se fuit pas, elle se surmonte ! L’amour ne se crie pas, il se prouve !  

Simone Veil

Si c’était si facile, tout le monde le ferait. Il faut être un peu fou et ne manquer ni de jugeote ni de ténacité. La plupart des gens abandonnent au premier obstacle. Pour les entrepreneurs, s’il n’existe pas de chemin, il faut l’inventer. On brise le béton, on balance de la dynamite, on trouve une solution. 

Jessica Alba

Je vous remercie de m’avoir lu, j’espère que j’ai été assez claire si vous avez des questions, ou des thématiques que vous souhaitez que j’aborde, mettez-les-moi en commentaire, j’y répondrai le plus rapidement possible. 

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On se retrouve demain mon article #MesAstucesCréa n°10 : COVID vs Entrepreneuriat : trop de contenus tue le contenu 🙃🤔

À bientôt,

Ilana

Série 1 #MesAstucesCréa n°8 : Entreprendre en chiffre, ça donne quoi ?

Temps de lecture : 5 minutes


2019 : Nouveau record 

Nouveau record en 2019, 815 257 entreprises ont été créées en France, soit une hausse de 17,9%. « Tous les types de créations sont en hausse : les immatriculations de micro-entrepreneurs (+25,3 %), les créations d’entreprises individuelles classiques (+15,7 %) et celles de sociétés (+8,6 %) », note l’INSEE dans son étude paru le 15/01/2020. Ce sont 120 000 entreprises de plus sur une année, dont 80 000 micro-entreprises. 

« Un sondage OpinionWay réalisé à l’occasion du Salon des entrepreneurs, montre que 29 % des Français ont « l’envie de créer ou reprendre une entreprise ». L’entrepreneuriat séduit aussi des Français de plus en plus jeunes : près de la moitié des 18-34 ans ont envie de créer leur entreprise, selon cette enquête.

Tout n’est pas rose. Trois ans après leur création, seules un gros tiers des microentreprises sont encore actives . Et le revenu moyen des microentrepreneurs actifs n’était que de 470 euros par mois en 2017, selon l’Insee. Un tiers des microentrepreneurs sont en réalité déjà salariés, leur activité d’indépendants leur fournissant alors un revenu de complément. Pour certains, le statut de microentrepreneur est une porte pour entrer sur le marché du travail, faute de mieux. » Guillaume de Calignon article les échos Les créations d’entreprises ont battu un nouveau record en 2019 du 15 Janvier 2020 

Depuis 2016, le nombre de création d’entreprise ne fait qu’augmenter en France, on est passé de 554 000 créations en 2016 à 815 257 en 2019 soit une hausse de 47,15% en 4 ans. 

Financement en 2019 

Initiative France (Prêt d’honneur) : Année record en 2019 :  50 000 emplois créés ou sauvegardés, 18 164 projets financés, 1,8 milliard d’euros mobilisés. 

France Active (Garantie Bancaire) : 45 000 emplois créés ou sauvegardés 7 700 projets financés, 370 Millions d’euros mobilisés. 

Prêts Bancaire (source Banque de France) : « À fin décembre 2019, l’encours de crédits aux TPE atteint 306,8 milliards d’euros, en hausse de 7,9 % sur un an. Plus particulièrement, les encours des crédits de trésorerie, des crédits à l’équipement, et des crédits immobiliers continuent de progresser à un rythme soutenu (respectivement 1,2 %, 8,4 % et 8,4 %). Le taux d’intérêt moyen des crédits de montant unitaire inférieur à 250 000 euros reste en deçà de 2,0 % (1,69 %), un niveau toujours nettement inférieur à ceux pratiqués dans les autres grands pays de la zone euro. »

Levée de fonds :Les startup françaises ont levé 4,4 Milliards d’euros en 2019, une hausse de 36% par rapport à 2018, tandis que le nombre d’opérations stagne. Les tours de table supérieurs à 50 millions d’euros ont doublé.

COVID VS 2020

Premier touché par le Covid, les entreprises ! Chute du nombre de création dans tous les secteurs d’activités, près de la moitié des créations sont des demandes d’immatriculation en auto-entreprise, ce qui est compréhensible, l’avenir est incertain, créé oui mais en prenant le moins de risque possible et en dépensant moins.  

« En avril 2020, le nombre de créations est en forte baisse dans tous les secteurs d’activité. Les chutes les plus lourdes concernent l’hébergement et la restauration (–52,9 %), les services aux ménages (–45,1 %) et les activités immobilières (–44,8 %). Les secteurs qui contribuent le plus fortement à la diminution de l’ensemble des créations sont le soutien aux entreprises (contribution de –7,9 points)*, les services aux ménages (–4,7 points), le commerce (–3,6 points) et la construction (–3,6 points). » 

« En données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des trois derniers mois est en forte baisse (–21,6 % après –2,7 % en mars). Le secteur « transports et entreposage » est celui qui contribue le plus à cette diminution (–9 500 créations, soit une contribution de –4,6 points)*. Au sein de ce secteur, c’est dans les autres activités de poste et de courrier (incluant la livraison à domicile) que la baisse est la plus importante (–7 300 créations sur les trois derniers mois). » Note l’INSEE du 15/05/2020  

Financement premier trimestre 2020 

Initiative France (Prêt d’honneur) : Aide de 1 500 euros pour les plus petites entreprises, les indépendants et microentreprises des secteurs les plus touchés. Mobilisation de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour garantir des lignes de trésorerie bancaires dont les entreprises pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie. 

France Active (Garantie Bancaire) :Pause générale du prélèvement des échéances et Report en fin de prêts des échéances de remboursement

Prêts Bancaire (source Banque de France) : Les demandes de crédits de trésorerie atteignent leur plus haut niveau historique. La proportion de PME demandant de nouveaux crédits de trésorerie triple à 17 % après 6 % au trimestre précédent.

Levée de fonds :Les start-up françaises ont levé que 846 Millions d’euros le premier trimestre 2020 contre 1 321 Milliards d’euros en 2019, une baisse de 56% par rapport à 2019, le nombre de tour moyen est de 30 contre 50 et 70 habituellement.


On ne sait pas ce qu’il va se passer, ce qui est certain, il faut que l’activité reprenne, mais une chose est sûre il y aura un avant et un après COVID. 

Je suis une personne plutôt optimiste, j’espère que le après Covid, soit un nouveau départ pour le monde entier, que les gens consomment mieux. Je pense que c’est ce qu’on a déjà tous fait durant le confinement, nous avons tous consommé local, fait attention à la provenance de nos achats. Je pense que cela va perdurer dans le temps et cela sera une bonne chose pour les activités locales et la planète. 

Face à la crise, les entreprises déjà créées doivent adapter leurs services/prestations afin de générer toujours un chiffre d’affaires. Les nouvelles entreprises doivent être encore plus innovantes. Dans tous les cas les entrepreneurs de 2020 doivent être encore plus déterminés que jamais, ne pas abandonner mais aussi savoir lâcher prise pour mieux rebondir !

En règle générale, il faut faire un prévisionnel sous 3 ans, en plein Covid cela ne veut rien dire, on ne sait pas ce qui va se passer dans un, trois, six voir 12 mois. Je invite pour les entreprises déjà créées, à faire un prévisionnel hebdomadaire afin de voir ce qui marche actuellement, puis au bout d’un mois, essayez de le lister sur le mois suivant si cela est possible. Soyez le plus pragmatique possible, regardez ce qui marche et ce qui ne marche pas, arrêtez le. Essayez de dépenser le moins possible et augmentez vos marges afin de dégager le plus de trésorerie. Pour les entreprises qui vont être créées, essayez de faire un prévisionnel sur 3 ans, en détaillant vos hypothèses de la manière la plus pragmatique possible.

Pour une entreprise, la trésorerie c’est le nerf de la guerre.

Dans la vie, c’est en touchant le fond que l’on remonte plus vite ! Il faut toujours voir le verre à moitié vide. Il y a des opportunités dans chaque épreuve, il faut réfléchir et les trouver. 

Comme je vous l’ai déjà dit entreprendre est quelque chose de risqué encore plus quand l’avenir est incertain. Entreprenez si vous le souhaitez mais soyez conscient des risques, et soyez déterminés à aller jusqu’au bout ! 

Citation du jour

Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité. Un optimiste voit une opportunité dans chaque difficulté. 

Winston Churchill

2020 vaut bien 20 Citations du jour à retrouver dans mon article #MesAstucesCréa n°11 Bonus : Mes indispensables.

Je vous remercie de m’avoir lu, j’espère que j’ai été assez claire si vous avez des questions, ou des thématiques que vous souhaitez que j’aborde, mettez-les-moi en commentaire, j’y répondrai le plus rapidement possible. 

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On se retrouve demain pour mon article #MesAstucesCréa n°9 : GIRL POWER : Les femmes et l’entrepreneuriat 👩‍💻💪👊💃! 

Bonne journée,

Ilana

Série 1 #MesAstucesCréa n°2 : Faire mon Business Plan, flemme !

Temps de lecture : 4 minutes

Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour savoir pourquoi il est indispensable de faire son Business Plan SOI-MÊME !!! Je pars du principe que si vous payez quelqu’un pour le faire à votre place, cela ne sert strictement à rien de monter votre boîte. C’est votre entreprise, vous devez connaître votre marché, vos concurrents, vos fournisseurs, votre clientèle cible, votre stratégie commerciale, de communication… c’est vous qui allez démarcher VOS clients, personne d’autre !

C’est la raison pour laquelle, j’explique à mes porteurs de projet comment faire un BP, je le relis plusieurs fois si nécessaire mais je ne le ferrai jamais à leur place. 

Même si je sais que cela rapporte de l’argent de faire les BP à la place des porteurs, je le ferai jamais pour les miens, pour moi cela est un non sens à mon travail et à ma vision entrepreneuriale.

Je vais vous raconter une anecdote, une parmi tant d’autres, une fois une porteuse de projet est venue avec son prévisionnel fait dès le premier rdv, facturé 2 000 euros par un cabinet comptable. Pour que vous situez, le projet était un petit restaurant de 15 couverts sur Paris, la porteuse avait déjà travaillé dans le restaurant de sa soeur qui était à 15 minutes du sien. En le lisant, je me suis rendue compte, que le prévisionnel prévoyait 30 couverts par jour dès le premier mois d’activité. Toute personne qui est dans la restauration, sait que c’est impossible. J’ai demandé ce que ma porteuse en pensait, elle m’a dit « c’est impossible, je le sais, j’ai vu comment le restaurant de ma soeur à démarrer ». Elle s’est rendue compte à ce moment là, qu’elle venait de perdre 2 000 euros car son Business Plan et prévisionnel étaient complètement faux.

Vous l’aurez compris la philosophie de mon accompagnement est la suivante : « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. » Confucius

Le mot business plan angoisse pas mal de porteurs, alors que le business plan est juste la « liste de courses » avant de vous immatriculer, comme le disait joliment une des mes collègues. 

En allant faire les courses, il y a toujours deux types de personnes avec ou sans liste de courses, personnellement je suis les deux, des fois j’en ai une, des fois non. On constate tous que sans liste, nous achetons tous sauf le produit pour lequel nous nous sommes déplacés et cela nous prends plus de temps que prévu; alors qu’avec une liste de courses nous n’oublions rien et c’est plus rapide.

Il est primordiale de faire votre BP même si vous ne faîtes aucune demande de financement. 

Les PLUS, le BP vous permets de… 

  • D’écrire vos pensés, idées de développements, et surtout de prendre du recul et d’y voir plus clair. 
  • Grâce à la « Liste de courses », de n’oublier aucun point nécessaire au bon démarrage de votre activité. 
  • De vous projeter sur 3 ans et de prendre le temps de vous renseigner sur les prestations futures dont vous souhaitez mettre en place pour développer votre entreprise. L’exemple typique est celui du site internet, souvent les porteurs n’ayant pas assez d’argent au démarrage, se disent qu’ils verront pour le site au bout de la deuxième année, sauf qu’à ce moment-là, ils auront la tête dans le guidon et n’auront pas le temps de s’y consacrer. Mon conseil est de prendre le temps lors de la rédaction du BP, de vous renseigner sur tous ce que vous voulez mettre en place pour votre boîte. Reprenons l’exemple du site, listez les onglets que vous souhaitez avoir, rédigez leurs contenus, essayez de faire un schéma du visuel que vous souhaitez obtenir, listez les prestataires qui pourraient vous le faire et leurs tarifs. Ainsi au moment venu, vous serez prêts, il y aura juste à mettre à jour les tarifs.

Les MOINS de prime abord… 

Cela prends du temps ! Je vous rassure et je vous l’assure, vous perdrez plus de temps à ne pas le faire, car après vous allez réaliser que votre chiffre d’affaires ne décolle pas, qu’il faut vous verser un salaire car vous ne percevez plus les ARE (cf. la règle des trois ans); à ce moment-là, vous allez vous retourner vers des conseillers à la création d’entreprise, en communication, en marketing… et vous réaliserez que vous avez perdu votre temps et votre argent.

Comme je dis toujours s’immatriculer prends quelques jours voire semaines en fonction de la période de l’année. Le plus long est de réfléchir en amont à votre projet afin d’effectuer un bon démarrage

Le BP que je présente lors de mon atelier « Comment construire son BP? » comporte 5 grandes parties : 

  • Naissance du projet 
  • Marché 
  • Stratégies de développement 
  • Ressources 
  • Montage juridique

Vous avez différents modèles de BP sur internet, et il y a aussi la méthode Canvas qui tient sur une page, souvent utilisée. Personnellement, je trouve qu’elle est utile pour démarrer le BP afin d’avoir les grandes lignes en tête, il faut ensuite les détailler en quelques pages. Il n’y a pas un nombre exacte de page à faire, n’en faîtes pas non plus 50, mettez-vous à la place de ceux qui vont vous lire à savoir les banquiers, les investisseurs; ils vont les trois quarts du temps survoler, alors soyez concis !

À la lecture de votre Business Plan, on doit comprendre votre projet, votre marché, votre stratégie afin de générer du cash et en combien de temps, et à quoi servira votre demande de financement. Clair, net et précis ! 

Après un retour à la normale, je vous conseille fortement de vous rendre au PRISME (Pôle de ressources et d’information sur le monde de l’entreprise) à BNF, l’entrée est gratuite pour les demandeurs d’emplois et 15€ sinon. Le PRISME est une base de donnée d’étude de marché quelque soit l’activité, vous pouvez consulter des études XERFI qui coûtent minimum 1000€.

Pour rechercher des données démographiques, consultez le site de l’INSEE

Citation du jour

On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Charles Guillaume Etienne

Je vous remercie de m’avoir lu, j’espère que j’ai été assez claire si vous avez des questions, ou des thématiques que vous souhaitez que j’aborde, mettez-les-moi en commentaire, j’y répondrai le plus rapidement possible.

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On se retrouve demain à 18H pour #MesAstucesCréa n°3 : Les chiffres, c’est quoi déjà ?

Bonne soirée !

Ilana 

Série 1 #MesAstucesCréa n°1 : Entreprendre, la solution à tout ?

Temps de lecture : 4 minutes

Combien de personnes j’ai pu rencontrer me dire « je veux monter ma boîte parce que j’ai besoin d’argent, entreprendre m’aidera à m’en sortir » comment vous le dire, entreprendre c’est la chose la plus risquée à faire, cela se réfléchit et se prépare et encore plus en ce moment avec le COVID. Il faut savoir qu’en montant une boîte, il y a très peu de personnes qui arrivent à se générer un salaire constant les trois premières années, et encore moins à se générer UN salaire la première année, d’où la nécessité de réfléchir à ses sources de revenus ces trois premières années.

Combien de dirigeant(e)s au bout de 3 ans ferment car ils vivaient sur leurs chômages de 24 mois et n’ont pas prévu dès la première année de leur prévisionnel le coût de leur salaire. En effet, 36% des auto-entrepreneurs enregistrés en 2014 sont encore actifs trois ans après le début de leur activité contre 63% chez les entrepreneurs classiques selon une récente étude de l’Insee. Ainsi dès qu’ils arrivent en année 3, ils ne génèrent pas assez de chiffre d’affaires pour se payer !

Ou bien « c’est moi qui réalise le chiffre d’affaires de l’entreprise, mon patron ne fait rien » ce à quoi je réponds, il est vrai que les tâches que vous faîtes et celles faîtes par votre patron ne sont pas les mêmes, mais vos responsabilités non plus. De plus, est-ce que vous aimeriez faire ses tâches qui sont le plus souvent des tâches administratives et non des tâches opérationnelles comme les vôtres.

Entreprendre, c’est avoir la double casquette Manager & Commercial : votre métier et en plus celui de votre patron, la répartition sera 40% Commercial 60% Administration, seriez-vous heureux de le faire ? Les premières années vous êtes seul(e), vous allez avoir plusieurs casquettes : vous allez être la/le dirigeant(e), la/le commerciale, la/le comptable, la/le secrétaire, la/le livreur(se) en même temps….

Oui, c’est louable de vouloir changer de vie, de s’en sortir, mais pensez toujours au rapport Bénéfice/Risque. L’herbe n’est jamais plus belle ailleurs, vous êtes la seule personne qui peut rendre votre herbe plus belle, tout dépend du regard que vous posez dessus. Pour chaque statut, salarié ou indépendant, il y a des avantages et inconvénients, tout dépend de vous, de votre personnalité, de votre vie personnelle, de vos finances, de votre santé, de vos envies, de vos objectifs, et de l’instant présent. Souvent le projet peut-être rentable mais il ne l’est pas à cet instant précis de votre vie, il le sera peut-être dans un, deux, trois, ou cinq mois ou années.

Vous l’aurez compris entreprendre n’est pas quelque chose qui se décide sur un coup de tête, il faut réfléchir et voir ce qu’il vous est possible de faire. 

Mon conseil est déjà de faire un point sur votre vie professionnelle et personnelle, et quelle bonne période actuellement pour le faire! Qu’on soit clair, nous sommes au début de l’une des crises économiques la plus importante que le monde n’ait connu, personne ne sait ce qu’il va se passer. Alors essayons de prendre notre vie personnelle et professionnelle en main en se posant les bonnes questions afin de vivre pleinement notre vie, d’être heureux de faire notre job chaque jour, afin de ne pas se réveiller à 30, 40, 50, 60, 70, 80 ans en se disant qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ???!! Pour rappel on passe plus de 8H par jour au travail, soit 75 680 heures à travailler jusqu’à la retraite, choisissez un travail qui vous apporte du bonheur et qui a du sens pour vous. 

D’ailleurs, « plusieurs équipes de scientifiques ont constaté que, lorsque nous nous trouvons dans l’année qui précède un changement de dizaine (29, 39, 49…), nous modifions nettement notre comportement. Comme si la bascule dans la décennie suivante faisait office de déclic nous poussant à nous interroger sur le sens de sa vie » Dr Frédéric SALDMANN dans son dernier livre On n’est jamais mieux soigné que par soi-même que je vous recommande fortement [Retrouvez prochainement mes lectures dans mon article #MesAstucesCréa n°11 : Bonus Mes indispensables 🎁].

N’attendez pas ces années charnières pour prendre votre vie en main. Jacques Attali dans une interview, a dit qu’avant d’entreprendre quelque chose, il se pose la question quelle sera son impact dans 30 ans, je me suis posée la même question quand j’ai voulu entreprendre. Je veux apporter ma pierre à l’édifice, je veux me rendre utile, que mon travail ait un impact positif dans votre vie. 

Avant d’entreprendre une activité, entreprenez votre vie et ne passez pas à côté de la vôtre. Ce qui compte c’est qu’on soit toutes et tous une meilleure version de nous-même chaque jour ! Soyez vous-même dans tout ce que vous entreprenez dans votre vie !

Ne ratez pas mon article #MesAstucesCréa n°8 Entreprendre en chiffre, ça donne quoi ? dans lequel je parle du chiffre record du nombre de créations d’entreprises en 2019 depuis 10 ans.

Citation du jour

Je n’ai pas pu choisir et vous ? 

Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour dans ta vie.

CONFUCIUS

Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris.

OSCAR WILDE

Dans 20 ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’auras pas faites que par celles que tu auras accomplies. Alors, largue les amarres, sors du port, attrape les alizés par les voiles. Explore. Rêve. Découvre.

Mark Twain

Je vous remercie de m’avoir lu, j’espère que cet article vous a plu, si vous avez des questions ou des thématiques sur l’entrepreneuriat que vous souhaitez que j’aborde mettez-les-moi en commentaire, j’y répondrai le plus rapidement possible. 

Si vous avez appréciez cet article, partagez-le pour qu’il aide un maximum de personnes. 

On se retrouve demain à 18H pour mon article #MesAstucesCréa n°2 : Faire mon Business Plan, flemme !

Bonne semaine à tous ! 

Ilana